Pour ma couverture, j'ai choisi de représenter (conformément à mon idée d'origine) une statue bicéphale muai kavakava. J'ai cependant décide de ne pas m'inspirer d'une statue existante et d'en créer une. C'est alors que je me suis souvenu de la couverture de l'album de Pink Floyd « Division Bell » (sorti en 1994).
Voici cette couverture:
J'ai décidé d'utiliser ces deux statues et de les « assembler ». Cela me semble particulièrement approprié au roman: en effet Pink Floyd, groupe ultime du rock psychédélique, use d'une poésie remarquable, comme le roman.
J'ai découpé les deux statues, leur ai enlevé leurs « yeux » et du même coup le peu de sérénité qu'elles avaient.
Après les avoir rassemblées, je me suis posé la question du fond. J'ai décidé d'enlever le fond noir et de mettre à la place une photographie de l'univers, plus poétique.
J'ai ensuite rajouté un bandeau contenant uniquement le titre car je voulais que l'attention du lecteur se concentre uniquement sur l'image, et pas sur des inscriptions éventuelles.
Je pense que ma couverture convient bien au roman; en effet, les deux statues ont une fonction à la fois référentielle et symbolique :
- Référentielle, car la statue fait allusion au passage dans lequel Tobie, lors d'une excursion avec sa classe à La Rochelle, rencontre cette statue. Cette rencontre va le marquer, elle va lui rappeler que même si sa mère n'a plus de tête, une autre s'est surement substituée à cette dernière.
- Symbolique, car la statue représente la nécessité d'être deux, ainsi que l'amour de Sarra et Tobie. Cette passion est bien représentée par ma statue, qui donne l'impression de s'unir dans un ultime cri. Le cri qui est également au centre du récit, un récit de souffrances. Ma couverture incarne donc les deux faces du roman que sont l'amour et la souffrance (les deux étant parfois liés). Cette statue est également symbole d'aventure et lueur d'espoir.
Le fond représentant une parcelle de nébuleuse incarne la puissance de l'amour entre Sarra et Tobie. Il peut également incarner une certaine présence divine (de par sa majesté), celle de Raphael.
Pour ces raisons, je pense que ma couverture conviendrait bien au roman.









